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Cazeaux

Cazeaux

Passionné par la politique - et donc par l'histoire contemporaine - depuis l'âge des culottes courtes, j'ai étudié le sujet à Sciences Po Paris, en m'y mêlant comme étudiant syndicaliste. Plus tard, alors dans le monde des entreprises, j'ai quelque peu fréquenté les coulisses du pouvoir en m'impliquant comme "lobbyiste" pour la cause de la conciliation vie familiale-professionnelle en qualité de président de l'associations Générations. J'ai par la suite complétement changé de cap, demeurant attentif aux agitations du monde qui m'entoure. Il me plaît d'analyser, de décrypter les réalités politiques et sociales et il arrive que mes pronostics soient justes...

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires


  • Cazeaux Cazeaux 23 juin 00:07

    @rogal

    C’est une loi, et non la Constitution, qui fixe le mode d’élection des parlementaires.


    Vous avez parfaitement raison ! Il est inscrit dans la Constitution que le mode de désignation des parlementaires est définit par une loi organique, c’est-à-dire une loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics. 

    Le mode de scrutin n’est donc pas inscrit dans le marbre pas plus que le nombre des parlementaires.


  • Cazeaux Cazeaux 22 juin 23:10

    @Le Panda
    A propos de Pétain, une petite rectification-précision, vous dites, parlant de De Gaulle : 


    Ce qui démontre la raison pour laquelle il le (Pétain) gracia afin de ne pas le laisser finir sa vie complétement en geôle, 

    Pétain fut condamné - pour intelligence avec l’ennemi supposée être intervenue avant l’invasion allemande... - à mort. De Gaulle l’a gracié, commuant sa peine à la prison à perpétuité. Par conséquent, il a bien laissé Pétain finir sa vie en geôle, à l’île d’Yeu et de surcroît, il n’a au moins rien fait pour s’opposer à cette cruauté d’installer la cellule certes de la taille d’un petit appartement, avec vue sur les remparts de la prison plutôt que face à la mer.

    Il n’est pas inutile pour les lecteurs d’Agoravox, de rappeler que De Gaulle doit sa carrière à Pétain, qui l’a fait sorti de l’anonymat. Pétain fut le parrain de Philippe, futur amiral De Gaulle, prénommé ainsi par déférence au Maréchal.

    Avant de « prendre le micro » à la BBC, De Gaulle se rendit à Londres avec pour mission d’obtenir l’engagement de l’aviation anglaise dans la tentative ultime de résistance à l’invasion. Non seulement De Gaulle revint bredouille, mais il se fit le défenseur, auprès du Gvt Pétain, de l’incroyable proposition de Churchill d’unir la France à l’Angleterre, de sorte que la France serait devenue une province anglaise.... 
    En défenseur insigne de la souveraineté nationale, on peut rêver mieux.




  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 22:15

    @Le Panda
    Merci pour votre amabilité. Ai bien noté.


    Pour conclure, sur le point qui a déclenché cet échange, et qui a probablement motivé mon propre article, c’est cette « gaullomania » à la fois déplacée, eu égard à la disproportion de carrure (j’ai utilisé le mot pour me moquer un peu de Macron qui « endosse », ont-ils dit tous, le costume de président), et fondée sur une ou plusieurs visions erronées de l’histoire. 
    Cela m’agace fort d’entendre ces journalistes ou soi-disant experts parler de façon péremptoire, semant erreur sur erreur. 

    Un petit exemple, en creux : la victoire écrasante et le taux d’abstention : du jamais vu depuis le début de la Ve République. 
    Cela peut laisser croire que si victoire écrasante il y a eu en 1958, elle s’accompagna d’une forte abstention, ce qui est faux, puisque le % de votants fut historiquement le plus haut jamais atteint et que cependant, le nb de députés gaullistes fut nettement moindre que celui des actuels macronistes. 
    En fait, ce genre de repère dissimule leur ignorance et leur paresse : ils ne prennent pas la peine de remonter davantage dans le temps.

    Evoquer Mitterrand pour son livre ne m’empêche pas d’être lucide à son égard. Je pense qu’il fut sincère au tout début de sa vie politique, proche des milieux d’extrême droite où se sont nouées ses amitiés les plus durables. Sans doute fut-il sincère admirateur de Pétain qui le fit entrer dans la carrière politique à vingt-six ans d’âge. Après,...le fameux vent qui fait se mouvoir les girouettes. 

    De Gaulle aurait, se dit-il depuis longtemps, opté véritablement pour Londres quand il a appris, furieux, que Pétain ne l’avait pas pris dans son gouvernement. A quoi tiennent les destinées.



  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 15:29

    @Le Panda

    Vous dites
    Vous présenter un défense de François Mitterrand en parlant de cet ouvrage que j’ai lu, plus escroc qu’il ne l’a été vous mourrez.

    Dans mon article, j’évoque combien une fois président, Mitterrand a fait le De Gaulle qu’il condamnait jadis. Cependant, son argumentation du Coup d’Etat Permanent est très solide, fondée sur les textes, les actes, les déclarations. 

    D’ailleurs il ne fut pas le seul à dénoncer le viol de la Constitution par DG ou des principes généraux du droit. Le Conseil d’Etat l’a fait de façon induite ou directe en annulant des décrets. 
    La majorité des sénateurs avec Monnerville à leur tête, idem, Soustelle, l’un des penseurs et artisans de la Ve République idem. Les esprits de grande culture juridique et de forte réputation n’ont pas manqué. Un Debré, qui a obéi la mort dans l’âme, a dû vivre un enfer de remords et combien d’autres des proches du général...

  • Cazeaux Cazeaux 21 juin 00:28

    @Le Panda

    Ce que je relate dans mon article s’appuie sur des faits incontestables qui concernent strictement la Constitution et sa pratique par celui qui en fut l’inspirateur central et l’instaurateur. La conférence de presse de 1964 est enseignée en droit constitutionnel comme étant La Constitution de 1964 et la révision de 62, comme étant La Constitution de 1962. 
    Celle de 62 est passée grâce à un plébiscite, avec tout ce qui peut y avoir de flou, de réducteur etc., ce qui était impossible selon le texte de 1958. Celle de 64, qui a toujours cour, n’a pas même eu droit à un vote. C’est la déclaration que je cite de De Gaulle qui a fait office de révision en quelque sorte. 

    Comme je l’indique dans mon papier, c’est l’ouvrage de Mitterrand, le Coup d’Etat Permanent , il faut le lire ou le relire, qui permet d’y voir le plus clair sur la vraie nature du régime mis en place en 1958. Ma thèse est que si Macron est bien sûr une imitation ridicule de De Gaulle, il risque d’aller en encore plus loin dans la gouvernance autocrate.

    Je vous approuve quand vous dites qu’il faut argumenter, c’est la règle d’un vrai débat. Je tente, nous tentons, de le faire.